
Aux royaumes de Bolestaria, le héros est loin d’être le roi.
Demon’s Souls, c’est quoi ? Et bien c’est tout d’abord un RPG exclusif à la PS3 (pour une fois que la Xbox 360° n’est pas passée par là !) basé sur un univers médiéval. Parmi les premiers commentaires trouvés sur le Net, ce jeu se veut d’une difficulté rarement atteinte dans le genre. Là, pas la peine d’espérer récolter des trophées, après quelques heures passés dessus, je n’en ai même pas récolté un seul… L’histoire, bien qu’assez basique il faut le dire, nous conduit dans le royaume de Bolestaria où une mystérieuse brume a fait son apparition, apportant avec elle toutes sortes de monstres à l’appétit d’âmes démesuré. Malheureusement pour les p’tits gars du coin, le fléau commence à s’étendre au-delà des frontières du pays et menace ainsi tous les royaumes aux alentours. Les pauvres villageois, quant à eux sont soit morts ou soit complètement cinglés après avoir perdu leur âme bouffée par les créatures de la brume. C’est face à ce tableau plus que macabre que vous prenez la décision (ô combien stupide !) d’aller mettre un grand coup dans la fourmilière, histoire de mettre un terme à tout ça.

Die with everything, Reborn with nothing.
Avant de partir à l’Aventure, vous allez devoir choisir un avatar parmi plusieurs classes : chevalier, brute, magicien, etc. Un choix crucial car ces derniers disposent d’aptitudes bien différentes. Petit conseil de votre serviteur : privilégier une bonne défense associée à une bonne force de frappe histoire de pouvoir avancer un peu.
Car oui, Demon’s Souls est dur, très dur même ! Et le tutoriel est là pour vous calmer d’entrée. Mais chut ! je n’en dirais pas d’avantage. Une fois les commandes maîtrisées, vous serez lâché dans le Nexus, lieu un peu bizarre et assez dépouillé, le repère des âmes en peine. Ce lieu vous permettra de forger ou de réparer vos armes, acheter quelques items et enfin de "jumper" dans le monde réel.

Une fois de retour sur la Terre ferme, votre but est simple : dégommer du monstre tout pas beau et, au passage, collecter leurs âmes ; les fameuses Demon’s souls, la monnaie locale en quelque sorte à la base de toute vos futures transactions. Mais attention ! Si, par mégarde, vous venez à perdre la vie : c’est retour à la case départ avec en prime un compteur d’âmes à zéro et vos ennemis de nouveau sur pied. En plus de cela, vous n’aurez aucune possibilité de sauvegarder à votre guise, la seule disponible étant une sauvegarde automatique. Celle-ci vous fera reprendre à l’endroit où vous aurez stoppé votre avancée mais ne vous offrira aucune chance de revenir à ce moment si par la suite vous perdez la vie ; les checkpoints dans Demon’s Souls, on connaît pas. En bref, attendez-vous à atteindre assez souvent un niveau d’énervement à la limite du supportable. Bienvenue dans un univers impitoyable !

Entre chasseurs d’âmes, on se sert les coudes (ou pas)
Un petit mot sur l’aspect jeu en ligne. Sur mes premières heures de jeu, pas de coop à l’horizon, le jeu ne le proposant tout simplement pas. Néanmoins, que les puristes des RPG en ligne se rassurent : il semble qu’il soit possible grâce à la découverte d’objets vous permettant de faire appel à un autre joueur de vous donner un coup de main mutuel lorsque la situation l’exige.
Néanmoins, les développeurs d’Atlus nous ont pondus un système assez original qui à le mérite de vous éviter la sensation de solitude puisque vous allez pouvoir, à votre guise, consulter ou déposer un message aux autres joueurs soit en les alertant des dangers avoisinants, soit en jouant les vicelards en puissance en les précipitant vers une mort certaine. Vous découvrirez, dans le même genre, des traces de sang au sol qui, quand vous les activerez, vous montrerons comment un pauvre gars dans votre situation a perdu la vie. Un bon moyen d’avancer en analysant les erreurs des autres héros en herbe dans votre genre. Quant aux autres joueurs connectés, vous croiserez leur chemin, ces derniers apparaissant devant vous sous forme de spectres « blancs » mais sans interaction possible, bien entendu.

Prudence est mère de sureté
Demon’s Souls est un titre qui ne demande qu’à être connu et reconnu. En plus d’être visuellement travaillé, son ambiance glauque si particulière transmet un sentiment d’impuissance, étrangement, assez excitant. Mais bien que la difficulté soit particulièrement relevée, le jeu a ce petit quelque chose qui vous poussera à vous y remettre et botter le derrière aux hordes de monstres venues faire leur marché d’âmes.
Un très bon jeu que je recommande donc, la version américaine intégralement en anglais sous titrée étant assez accessible de compréhension pourpeu que vous n’ayez pas trop à séché vos cours d’anglais (et c’est un réfractaire à la langue de shakespear qui vous dit ça !). Pour ceux qui préfèrent atteindre la version européenne, il faudra prendre votre mal en patience, le titre n’étant pour l’instant pas annoncé sur le Vieux Continent. Ami de l’import, vous savez ce qu’il vous reste à faire ! Pour ma part, je repars à la chasse.
A bientôt pour le test complet.








